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Kunsthaus Zürich

Dommages cachés

Mais qu’a dû se passer exactement lors de l’enlèvement de la fresque du mur? L’œuvre avait été peinte sur un mur de plâtre d’une épaisseur d’environ 12 cm. Ce mur fut découpé en 18 panneaux, ceux-ci furent ensuite amincis jusqu’à une épaisseur de quelques millimètres seulement et collées sur des panneaux de contreplaqué. Pendant l’enlèvement bien de petits dommages ont dû survenir - surtout le long des lignes de coupe. L’ampleur des pertes est encore inconnue, mais nous savons qu’au lieu d’avoir  procédé à de petites retouches partielles, ce sont de larges surfaces de la fresque - environ 70% - qui avaient été repeintes, même celle n’ayant pas souffert pendant le transfert de la fresque. L’effet des couleurs de la peinture murale a été fortement altéré à cause de ceci. En plus, le passage du temps a entraîné des décalages de couleurs dans les couches non-originales, tandis qu’un voile gris a mené à une perte de luminosité des couleurs et une perte de richesse de nuances.

Avant ces traitements bien invasifs à la substance de l’œuvre, la fresque a aussi souffert des conséquences de plus de vingt cinq ans passés à l’intérieur d’un bar. Bien que le parquet de dance ne se situait pas juste à proximité de l’œuvre, quelques tables et chaises se trouvaient placées directement devant la peinture, et avec cela aussi des clients. Etant donné que la fresque descendait presque jusqu’au sol, il faut compter avec des dommages considérables surtout dans la partie basse des panneaux. Ces dommages ne sont actuellement pas visibles à cause des couches non-originales qui les recouvrent.

Le tiers inferieur de la peinture murale nous permet de distinguer les zones de peinture nouvelle, nous montre comment la reconnaître et révèle les dimensions de celle-ci. Les parties visiblement recouvertes se distinguent facilement à la lumière naturelle : l’arrière-fond a été recouvert dans son ensemble, et ceci plusieurs fois. A l’intérieur des feuilles et des formes se trouvent des retouches ponctuelles qui apparaissent nettement de par leurs couleurs.
Le tiers inferieur de la peinture murale nous permet de distinguer les zones de peinture nouvelle, nous montre comment la reconnaître et révèle les dimensions de celle-ci. Les parties visiblement recouvertes se distinguent facilement à la lumière naturelle : l’arrière-fond a été recouvert dans son ensemble, et ceci plusieurs fois. A l’intérieur des feuilles et des formes se trouvent des retouches ponctuelles qui apparaissent nettement de par leurs couleurs.
Sous la lumière UV, d’autres parties ont pu être localisées qui se distinguent nettement des parties originales, surtout dans les tons jaunes. Des surfaces violette-bleues et brune-bleues, toutes des surfaces ayant été repeintes, sont aussi clairement visibles. Seulement les surfaces fluorescentes vert clair et bleu clair n’ont pas été repeintes.
Sous la lumière UV, d’autres parties ont pu être localisées qui se distinguent nettement des parties originales, surtout dans les tons jaunes. Des surfaces violette-bleues et brune-bleues, toutes des surfaces ayant été repeintes, sont aussi clairement visibles. Seulement les surfaces fluorescentes vert clair et bleu clair n’ont pas été repeintes.
Cette image montre schématiquement la proportion de la couche de peinture non originale (en rouge) sur les panneaux de la partie basse.
Cette image montre schématiquement la proportion de la couche de peinture non originale (en rouge) sur les panneaux de la partie basse.
Détail du Panneau No. 2. La nouvelle couche grise-verte ne se distingue de la peinture originale non seulement par la couleur mais aussi par la texture de la surface.
Détail du Panneau No. 2.
La nouvelle couche grise-verte ne se distingue de la peinture originale non seulement par la couleur mais aussi par la texture de la surface.