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Kunsthaus Zürich

Pierre Bonnard

Nécessité et objectifs de la restauration

Détail de la «Femme à la robe à pois blancs»: lacunes dues à un manque d’adhérence.
Détail de la «Femme à la robe à pois blancs»: lacunes dues à un manque d’adhérence.

Il était particulièrement urgent de traiter la couche picturale instable, qui en de nombreux endroits avait tendance à se décoller, se soulever, avec parfois des lacunes déjà formées. De plus, certaines zones colorées présentaient des problèmes de pulvérulence ou de matière grossière et peu adhérente qui nécessitaient un traitement global. Cet état de conservation était en grande partie imputable à la technique utilisée par Bonnard, qui a utilisé une peinture très sèche, à faible proportion de liant, peu brillante, appliquée sur du papier.

Détail (photographie en lumière rasante) de la «Femme assise»: soulèvement en toit sans adhérence à la couche sous-jacente. Sans refixage, d’autres lacunes risquent d’apparaître.
Détail (photographie en lumière rasante) de la «Femme assise»: soulèvement en toit sans adhérence à la couche sous-jacente. Sans refixage, d’autres lacunes risquent d’apparaître.

Les opérations, qui étaient essentiellement de nature conservatoire, visaient donc à contrôler la peinture au microscope pour vérifier sa stabilité, et à refixer les parties qui le nécessitaient et à combler les lacunes de la couche picturale.

 

 

 

 

Détail de la «Femme à la robe quadrillée»: les nombreuses éraflures constatées sur cette peinture fragile datent de l’époque où les tableaux n’étaient pas encore mis sous verre.
Détail de la «Femme à la robe quadrillée»: les nombreuses éraflures constatées sur cette peinture fragile datent de l’époque où les tableaux n’étaient pas encore mis sous verre.