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Kunsthaus Zürich

Pierre Bonnard

Restauration des quatre panneaux décoratifs «Femmes au jardin»

Pierre Bonnard
Panneaux décoratifs - Femmes au jardin, 1890/91
Peinture à la colle avec fusain, crayon et craie blanche sur papier monté sur toile, chacune 154 x 47 cm
Association zurichoise des amis des arts, don d’Ernst Gamper, 1984
Pierre Bonnard
Panneaux décoratifs - Femmes au jardin, 1890/91
Peinture à la colle avec fusain, crayon et craie blanche sur papier monté sur toile, chacune 154 x 47 cm
Association zurichoise des amis des arts, don d’Ernst Gamper, 1984

Les quatre panneaux décoratifs «Femmes au jardin», ébauchés par Bonnard en 1890/91, sont la première version non achevée d’un paravent dont la deuxième version, plus aboutie, se trouve aujourd’hui à Paris au Musée d’Orsay. Par cette représentation audacieuse, dans le style des nabis, de quatre figures féminines de taille différente, Bonnard pénétrait en terre inconnue. À l’origine, ces panneaux étaient conçus comme un paravent en quatre parties, mais furent démontés peu après par Bonnard, qui jugeait que les différentes parties formaient des entités trop autonomes.

Pierre Bonnard, né en 1867 à Fontenay-aux-Roses, près de Paris, a été l’un des représentants majeurs du groupe des nabis («prophètes») fondé en 1889, qui vénérait Paul Gauguin et la gravure sur bois japonaise.

Pierre Bonnard, «Ensemble de quatre panneaux décoratifs» (deuxième version), 160 x 48 cm chacun, détrempe à la colle sur papier monté sur toile, 1891, Musée d’Orsay, Paris.
Pierre Bonnard, «Ensemble de quatre panneaux décoratifs» (deuxième version), 160 x 48 cm chacun, détrempe à la colle sur papier monté sur toile, 1891, Musée d’Orsay, Paris.

Ces «panneaux décoratifs» appartiennent depuis 1984 au Kunsthaus Zürich, et depuis cette date, ils font partie intégrante de la collection permanente. Du fait de leur caractère d’études, et donc de la technique picturale utilisée, leur état doit être qualifié aujourd’hui d’assez problématique. Des problèmes de conservation, avec perte de matière et séparation des couches, font qu’il est urgent d’intervenir sur cette œuvre.

Grâce au soutien généreux de Nationale Suisse, assureur d’art, les opérations de conservation et de restauration de ce chef-d’œuvre du Kunsthaus vont pouvoir démarrer.

Exposition en 2015

Une fois la restauration achevée, cet ensemble sera présenté l’an prochain au Kunsthaus Zürich. On pourra tout d’abord le voir à partir de septembre 2014 dans l’exposition «Monet, Gauguin, Van Gogh – une inspiration japonaise», au Folkwang Museum d’Essen, puis en février 2015 au Kunsthaus, qui accueillera à son tour cette même exposition.