http://www.kunsthaus.ch/fr/collection/restauration/exemples-pratiques/robert-delaunay/restauration/?redirect_url=title%3DCommunique

Kunsthaus Zürich

Restauration

La mesures de restauration

Les mesures de restauration prioritaire étaient la stabilisation et la fixation de la couche colorée.

Avant d’entamer les travaux de fixation il était nécessaire de construire un système de support composé de quatre chevalets et trois tables de travail destinés à pouvoir mettre le tableau à plat. Sans cette mesure, le risque aurait été trop grand que lors de la fixation des plaquettes de peinture craquelées défaites auraient pu se détacher complètement.

 

À l’aide de pinceaux aux poils très fins nous avons réussi à enlever la grande partie des résidus poussiéreux. Nous avons fixé les plaquettes de peinture craquelées en employant du BEVA 371, un adhésif à application chaude. Ce produit, qui crée une pellicule qui améliore la cohésion de la couche picturale, réduit le risque de brisures des plaquettes de peinture craquelées et donc aussi les risques pendant la phase de fixation. BEVA n’est presque pas absorbé par le tissu et n’est plus visible à la fin de la fixation. Cet agent a été sélectionné à cause du fait que déjà avant ce produit a été employé avec des adhésifs contenant des cires. BEVA 371 est un adhésif thermoplastique à base de résines et de cires qui est dilué avec le solvant white-spirit. L’agent fixatif dissolu a pu être introduit sous les craquelés et sous les couches colorées défaites. Après l’évaporation du solvant, l’adhésif a été chauffé et fondu pendant que les craquelés ont étés remis à leur place et au plat. Des poids en métal ont pressé sur les surfaces traitées, et le froid et le poids ont parachevé la solidification et la fixation de l’adhésif. Lors de la finition des mesures de fixation, la cire superflue a pu être enlevée avec du solvant et les petites zones traitées non- adéquatement ont pu être retouchées en posant des couleurs à aquarelle sur la couche de base, maintenant traitée avec le BEVA.

Pour éviter des mouvements de la toile de lin un système amortissant à été mis en place, constitué par des nattes en fibres de polyester coupées à mesure, insérées dans les sections élongées du cadre et fixées avec des agrafes. Pour terminer, quatre panneaux de carton désacidifié ont étés vissés au verso du cadre pour en assurer la protection.

Résultats de l’analyse

Selon les analyses de l’institut suisse pour l’étude de l’art, la couche picturale est probablement à base d’huile. Les pigments jaunes et orange sont des premiers pigments, connus sous le nom «jaune de Hansa». Ces colorants organiques azoïques sont, pour la plupart, solubles dans des solvants organiques et réagissent particulièrement bien au white-spirit, qui est aussi le solvant du BEVA 371.
Le choix de BEVA 371 et white-spirit comme adhésif était, dans ce cas-ci, contreproductif, fait établi seulement une fois qu’il était trop tard, car cet agent favorise la séparation des craquelés. Pour d’autres mesures stabilisantes il serait en tout cas nécessaire de tester des agents fixatifs à base d’eau.
Ces résultats sont présentés sur ce site comme information pour les restaurateurs et les historiens d’art confrontés avec des tableaux datant de la période entre 1908 et 1950 et avec des problématiques similaires dans des zones orange et jaunes. Ces résultats démontrent comme il est important d’effectuer des recherches et des analyses préalables avant d’entamer des travaux de restauration. 

Le «pont de travail» réalisé en bois carrés vissés sur des chevalets, soutenait des éléments d’échelle en aluminium, vissées à leur tour sur la structure et espacés de 50 cm. Cette structure constituait la base pour un panneau en fibres dures de 500 cm x 150 cm, vissé dessus et structurellement très stable, qui empêchait tout bombage ou mouvement potentiellement nocif à l’œuvre.
Le «pont de travail» réalisé en bois carrés vissés sur des chevalets, soutenait des éléments d’échelle en aluminium, vissées à leur tour sur la structure et espacés de 50 cm. Cette structure constituait la base pour un panneau en fibres dures de 500 cm x 150 cm, vissé dessus et structurellement très stable, qui empêchait tout bombage ou mouvement potentiellement nocif à l’œuvre.
La distance de la surface de l’œuvre à la surface de travail était de 20 cm. Grâce à ceci le travail à genoux ou en position couchée était possible et chaque point du tableau était facilement accessible. Une table, munie d’un système de montage, permettait d’appliquer du contrepoids depuis la partie inférieure si nécessaire.
La distance de la surface de l’œuvre à la surface de travail était de 20 cm. Grâce à ceci le travail à genoux ou en position couchée était possible et chaque point du tableau était facilement accessible. Une table, munie d’un système de montage, permettait d’appliquer du contrepoids depuis la partie inférieure si nécessaire.
Des nattes en fibres de polyester, en guise de protection amortissent tout mouvement de la toile et donc aussi toutes commotions à la couche picturale.
Des nattes en fibres de polyester, en guise de protection amortissent tout mouvement de la toile et donc aussi toutes commotions à la couche picturale.