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L’art vidéo hier, aujourd’hui et demain

Du 19 septembre au 3 novembre 2019, le Kunsthaus Zürich présente des résultats de ce projet. On pourra voir des œuvres de Marina Abramović, Gilbert & George, Nancy Holt, Joan Jonas, Muda Mathis et Sus Zwick, Bruce Nauman, Elodie Pong ou encore Ulrike Rosenbach, avant et après restauration et numérisation.

Table ronde

27 octobre de 14 à 15h: table ronde avec Elodie Pong et Muda Mathis sur le sujet des difficultés et des risques liés à la production d’œuvres vidéo, à leur sauvegarde et à leur présentation.

En savoir plus

Avec plus de 600 œuvres d’artistes suisses et internationaux, le Kunsthaus Zürich possède l’une des plus importantes et des plus remarquables collections d’art vidéo de Suisse. L’époque pionnière de ce médium, au début des années 1970, forme l’un des deux axes majeurs de cette collection, avec des artistes comme John Baldessari, Nam June Paik, Vito Acconci, Valie Export et Bruce Nauman. L’autre est la scène vidéo allemande des années 1980, dont font partie Ulrike Rosenbach, Klaus vom Bruch ou Marcel Odenbach. Grâce à de nouvelles acquisitions régulières, le travail des jeunes artistes contemporains est lui aussi bien représenté.

Les spécificités techniques du médium vidéo confrontent sans cesse les musées à de nouveaux défis. Au début des années 2000, on pensait par exemple que le format Betacam numérique serait le format d’archivage d’avenir. Mais du fait des progrès fulgurants des technologies, cette solution s’avère dépassée. Il est temps maintenant de passer à un système d’archivage sur fichiers.

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Documentation du matériel
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Bande déformée d'une cassette U-matic S
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Boîtiers de cassette vidéo U-matic S
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Image extraite d'une video de Marina Abramovic & Ulay, A performance anthology 1975-1980. État avant traitement
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État après traitement

Situation initiale et procédure

Pour commencer, tous les supports de données originaux sont documentés en image et par écrit et nettoyés mécaniquement à l’atelier pour la conservation de vidéos (Atelier für Videokonservierung) de Berne. Ils sont ensuite rentrés dans le logiciel de montage FinalCut et numérisés. Pour la numérisation, on fait intervenir différents logiciels de correction de base de temps TBC (Time Base Correctors) et de compensation de perte d’information (Drop out). Le nettoyage et la numérisation aboutissent à une nette stabilisation du signal et permettent d’éliminer les défauts.

« Le travail continuel sur la collection vidéo nous permet de développer en permanence notre expertise en matière de conservation d’art vidéo. » — Kerstin Mürer, responsable du département conservation et restauration

Actuellement, les bandes numérisées sont encore stockées par l’atelier pour la conservation de vidéos. À partir du printemps 2019, l’installation d’un serveur d’archive interne au Kunsthaus permettra aussi le stockage «maison» des fichiers vidéo. À long terme, il est prévu de rendre la collection accessible aux chercheurs et aux personnes intéressées.

Contrôle de la qualité

Une fois le traitement terminé, les vidéos sont examinées en commun et les questions de technique, d’état et d’historique de conservation soulevées par les spécificités de telle ou telle œuvre ou bande font l’objet d’une discussion. L’avancée du projet et l’apparition de cas particuliers nous obligent sans cesse à remettre en question ce qui a été fait par le passé et à trouver de nouvelles solutions.


Responsables de projet: Mirjam Varadinis / Kerstin Mürer
Durée du projet: de 2014 à 2019

Avec le soutien de